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Archive for October 8th, 2017

Vappereau, M. (2014). Les Carnets de René Allio : une nécessaire publication. Sociétés & Représentations, 37,(1), 179-193. doi:10.3917/sr.037.0179.

Les événements de la fin de l’année 2013, depuis le colloque de novembre à l’INHA jusqu’à l’exposition au Muséum national d’histoire naturelle, permirent de faire redécouvrir René Allio, peintre, scénographe et cinéaste du second xxe siècle, et n’oublièrent pas de saluer l’artiste en tant que diariste. Arlette Farge, en tant que collaboratrice [2] Arlette Farge collabora à l’écriture du scénario du… et amie, ouvrit la manifestation et revint sur ses choix d’extraits de ses carnets pour l’ouvrage publié aux Éditions Lieu commun en 1991 et aujourd’hui épuisé. C’est sur ces petits Carnets de poche au papier quadrillé, que René Allio aligna son écriture serrée, fine et rapide durant près de trente-six ans.

[…]
Allio, en véritable artiste matérialiste, conçoit la création comme le « seul remède à l’aliénation [15] René Allio, Carnets, 25 août 1966. ». Au cinéma, il retrouve encore ce trait chez ses héros, ces hommes du peuple qui l’émeuvent et qu’il veut faire revivre à l’écran. Le monstre parricide, Pierre Rivière, petit paysan rattrapé par le drame du droit, est lui aussi possédé par cette passion du « faire » qui finit par le dépasser jusque dans le meurtre. Le mémoire de Rivière et les témoignages collectés dans le dossier par l’équipe de Michel Foucault rapportent que le jeune homme avait conçu un instrument inconnu qu’il nommait calibène, à la grande stupéfaction de tout le voisinage. Et René Allio peut ainsi écrire, alors qu’il travaille au scénario de son film normand :

“Ce qui me motive cette fois ce n’est pas ce qu’il y a à dire, c’est ce que ces textes et les événements qu’ils rapportent me donnent désir et besoin de faire : moi aussi une calibène, un instrument tout nouveau pour me distinguer, eh oui ! secrète ressemblance de Pierre Rivière avec tous ceux qui veulent, ou qui doivent dire autrement” [16] Ibid., 31 août 1974..

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Progressive Geographies

140304_OUT_MichelFoucault.jpg.CROP_.promo-mediumlarge.jpgFoucault’s The Punitive Society lecture course and my Foucault’s Last Decade and Foucault: The Birth of Power are reviewed in 3am Magazine by Peter Gratton. It’s a long, thoughtful and generous review. As well as saying many insightful things about the books reviewed, it’s also a good meditation on Foucault’s enduring impact today. Many thanks to Peter for writing it.

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Nathan W. Harter, Foucault on Leadership. The Leader as Subject, Routledge, 2016

Description
Michel Foucault, one of the most cited scholars in the social sciences, devoted his last three lectures to a study of leader development. Going back to pagan sources, Foucault found a persistent theme in Hellenistic antiquity that, in order to qualify for leadership, a person must undergo processes of subjectivation, which is simply the way that a person becomes a Subject. From this perspective, an aspiring leader first becomes a Subject who happens to lead. These processes depend on a condition of parresia, which is truth-telling at great risk that is for the edification of the other person. A leader requires a mentor and advisors in order to lead successfully, while also developing the capacity in one’s own mind to heed the truth. In other words, a leader must learn how to guide oneself.

A valuable contribution to the field of leadership studies, this book summarizes these last lectures as they pertain to the study and practice of leadership, emphasizing the role of ethics and truth-telling as a check on power. It then presents several other contexts where these same lessons can be seen in practice, including in the life of Alexander Solzhenitsyn, whose career as a writer epitomized speaking truth to power, and somewhat surprisingly in the United States military, in response to its twenty-first century mission of counterinsurgency.

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