Robert Maggiori, Bouveresse, Opération Vérité, Libération, 12 février 2016

Jacques Bouveresse, Nietzsche contre Foucault. Sur la vérité, la connaissance et le pouvoir Avant-propos de Benoît Gaultier et Jean-Jacques Rosat, Agone, 2016 148 pp., 18 €.

Une analyse serrée de la pensée de Foucault et de sa lecture de Nietzsche.

Rien ne peut effacer la dette que l’on doit à Michel Foucault. Parce qu’il a permis qu’on apprenne «une quantité de choses nouvelles et essentielles sur certaines de nos institutions et de nos pratiques», et«montré l’exemple dans la lutte contre ce qu’elles peuvent avoir d’inacceptable et d’inhumain». Parce qu’il a appelé à «regarder constamment de près les réalités historiques, sociales et culturelles elles-mêmes, plutôt que les représentations qu’en construisent les philosophes». Parce qu’il a souligné une «série de dangers» guettant la démocratie libérale et mis en garde contre l’abandon de toute«dissidence» de la part du «milieu intellectuel». Celui qui témoigne de cette «reconnaissance» n’est pas un «thuriféraire» de Foucault. C’est un de ses pairs, professeur comme lui au Collège de France, détenteur jusqu’en 2010 de la chaire de «Philosophie du langage et de la connaissance», le spécialiste incontesté de Wittgenstein et du positivisme logique, de Gottlob Frege, Rudolf Carnap, Bertrand Russell, ou d’écrivains tels que Robert Musil ou Karl Kraus, un penseur rationaliste, à qui l’on doit d’avoir introduit en France la philosophie du langage anglo-saxonne, la philosophie analytique : Jacques Bouveresse.

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