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Archive for the ‘Video and audio’ Category

Rob Iliffe, “Self-experiment, Sex, and the Care of the Self”

This is a lecture on the life and practices of the self of Isaac Newton.

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Foucault, retour sur l’aveu

Audio broadcast France Culture

Pdf of Transcript

A la fin de sa vie, Michel Foucault est revenu sur la question de l’aveu dans la justice pénale près de vingt ans après la série de conférences à Rio sur “la vérité et les formes juridiques » et bien sûr après le très célèbre « Surveiller et punir ». Il l’a fait dans une série de conférences données en Belgique qui viennent d’être éditées sous le titre : “Mal faire, dire vrai : fonction de l’aveu en justice” par les soins de Fabienne Brion et Bernard Harcourt.

Bernard Harcourt est professeur de droit et sciences politiques et préside le département de sciences politiques à l’université de Chicago. On lui doit d’importants ouvrages sur le profiling ou la justice actuarielle.

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La folie et la fête. Michel Foucault (1963)
Text from youtube

Premier temps d’une série de cinq émissions intitulée « L’usage de la parole : les langages de la folie ».
Pour l’interprétation des textes Michel Foucault est accompagné de Marguerite Cassan, Pierre Delpont, Abel Jacquin, Catherine Le Couey et de Claude Martin.
Émission radio, diffusée le 7 Janvier 1963 sur France III nationale (France culture).

Source: La Nuit rêvée de… Gérard Fromanger
Émission produite par Philippe Garbit et diffusée sur France culture le 16 septembre 2012.
Lien vers l’émission

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Text from youtube (edited)

From the European Graduate School.

François Noudelmann, contemporary philosopher, discussing the relation between, philosophy, truth and lying. During the seminar he refers to Nietzsche, Foucault, Freud and Marx. Noudelmann talks also about optimism, resilience, hope and compares the statements of Hegel, Socrates and Platon by reading passages from Nietzsche’s Human, All Too Human and Beyond Good and Evil. Seminar for the students and faculty of the European Graduate School EGS Media and Communication Studies department program Saas-Fee Switzerland Europe 2012 François Noudelmann.

François Noudelmann is a French philosopher, radio producer at the famous France Culture and professor. He is based in the French literature department at the University of Paris VIII, most famous as Université de Vincennes, which it is noteworthy to point out was founded a direct result of the famous May 1968 student protests. Additionally, he has also regularly taught in the United States at both Johns Hopkins University in Baltimore as well as New York University. As an author François Noudelmann has written several books on the fiction of time, which study genealogical representations through philosophical and literary essays. As a Jean-Paul Sartre specialist who wrote his dissertation on him, today still Noudelmann is inspired by Sartre.

François Noudelmann was from 2001 to 2004 the director of the Collège International de Philosophie (CIPh), an open philosophy university in Paris, which was founded in 1983, Jacques Derrida (1930 – 2004) himself was its first president. For 8 years, from 2002 through 2010 he would host a radio show Les Vendredis de la philosophie (“Philosophical Fridays”) as well as Macadam philo(“Philosophical Tarmac”), both on France Culture radio. Since September of 2010 Noudelmann has hosted a new show Je l’entends comme je l’aime (“I hear it as I like it”) also on France Culture but this show explores philosophy through the medium of music. The show has interviewed many critical thinkers including philosophers such as Alain Badiou (1937 – ) and Avital Ronell (1952 – ), but also writers like Georges-Olivier Châteaureynaud (1947 – ) and Catherine David.

Noudelmann has published over the years many more works, including: Samuel Beckett (2006), Dictionnaire Sartre (“Sartre Dictionary”) 2004, Politiques de la communauté (“Community Politics”) 2003, Scène et image (“Scene and Image”) (2000), Francis Ponge : matière, matériau, matérialisme (“Francis Ponge: Matter, Material, Materialism”) (2000), Avant-gardes et modernité (“Avant-gardes and Modernity”) (2000), Beckett ou la scène du pire (“Becket or the Scene of the Worse”) (1998), Suite, série, séquence (“Suite, Series, Sequence”) 1998, Image et absence: Essai sur le regard (“Image and Absence: Essay on Looking”) 1998,Sartre: L’incarnation imaginaire (“Sartre: Imaginary Embodiment”) 1996, La Culture et l’homme (“Man and Culture”) 1994, Huis clos et Les mouches de Jean-Paul Sartre (“Jean-Paul Sartre’s ‘No Exit’ and ‘The Flies’”) 1993, Le corps à découvert (“Uncovered Body”) 1992, L’incarnation imaginaire : l’image dans la pensée de Sartre (“Imaginary Embodiment: the Image in Sartre’s Thought”) – his Dissertation – 1992. La nature : de l’identité à la liberté (“Nature: from Identity to Freedom”) 1991.

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Journée spéciale Prisons : Surveiller et punir, le moment Foucault / Revue Dedans Dehors, éditée par la section française de l’Observatoire international des prisons, N° 77-78 Dossier Nouvelles prisons : « le trou noir de la pensée »

Surveiller et punir, le moment Foucault. Radio broadcast
Jacques Munier
15.02.2013

Transcript of broadcast

« Nul d’entre nous n’est sûr d’échapper à la prison. Aujourd’hui moins que jamais. Sur notre vie de tous les jours le quadrillage policier se resserre : dans la rue et sur les routes ; autour des étrangers et des jeunes ; le délit d’opinion est réapparu ; les mesures anti-drogues multiplient l’arbitraire. Nous sommes sous le signe de la « garde à vue ». On nous dit que la justice est débordée. Nous le voyons bien. Mais si c’était la police qui l’avait débordée ? On nous dit que les prisons sont surpeuplées. Mais si c’était la population qui était suremprisonnée ? » Je viens de lire les premières lignes du Manifeste du GIP, le Groupe d’information sur les prisons, manifeste qui est aussi son « acte de naissance » co-signé le 8 février 1971 par Jean-Marie Domenach, qui était à l’époque directeur de la revue Esprit, Michel Foucault et Pierre Vidal-Naquet. Inutile de souligner la persistante actualité du diagnostic, elle saute aux yeux. A l’époque, la prison était tenue pour une institution d’évidence et comme le rappellent les signataires du manifeste, « une des régions cachées de notre système social ». Le GIP diffusera des questionnaires dans les prisons et en publiera les résultats, il mènera l’enquête sur les conditions de détention dans 20 établissements et à la fin de l’année, il sera en quelque sorte rattrapé par l’événement : le 5 décembre une mutinerie éclate à la Centrale de Toul, bientôt rejointe par d’autres, à Nancy, à Nîmes et ailleurs, à la suite d’une circulaire du Ministre de la Justice René Pleven, qui pour des raisons de sécurité supprime les traditionnels « colis de Noël ». Le GIP, auquel se sont joints notamment Gilles Deleuze et Claude Mauriac, soutient le mouvement, propose une commission d’enquête indépendante et rassemble des témoignages. Avec Simone Signoret, Michel Foucault achète une page dans le journal Le Monde pour publier la lettre que la psychiatre de la Centrale de Toul, Edith Rose, vient d’adresser au Président Pompidou, où elle dénonce les violences exercées sur les détenus.

Le GIP n’aura pas une très longue existence. En décembre 1972 il s’auto-dissout mais il servira de modèle à d’autres organisations comme le Groupe d’information asile, le Groupe d’information santé ou le GISTI, le toujours actif Groupe d’information et de soutien des travailleurs immigrés. Et surtout, dans le contexte des années de l’après 68, il inaugure une nouvelle forme d’engagement pour les intellectuels et d’articulation de la théorie et de la pratique que Michel Foucault incarnera le premier, une forme inédite d’attention au contemporain et d’intervention dans l’actualité qu’il désignera lui-même comme une « histoire du présent ». C’est à ce moment que se fait en quelque sorte le « passage du témoin » entre Jean-Paul Sartre et sa conception de l’engagement, et Michel Foucault qui prépare le terrain à la figure de « l’intellectuel collectif » définie par Bourdieu. Dans l’esprit de Foucault à ce moment charnière, il s’agit de tourner la page d’une très hypothétique et incantatoire « révolution » et de passer à la critique d’une « microphysique des pouvoirs », dans la perspective « généalogique » qui est la sienne et à l’aide notamment du travail sur les représentations et l’archive. En 1972, il déclare avec Gilles Deleuze que « chaque lutte se développe autour d’un foyer particulier de pouvoir (l’un des innombrables petits foyers que peuvent être un petit chef, un gardien de HLM, un directeur de prison, un juge, un responsable syndical, un rédacteur en chef de journal) ». Les détenus étaient jusqu’alors exclus du champ des luttes. Ils vont constituer l’avant-garde de la contestation du pouvoir.

C’est dans cette optique nouvelle que s’inscrit Surveiller et punir, publié en 1975, lequel, on s’en doute, découle directement de son expérience au GIP. Dans la foulée de son Histoire de la folie, où il décrit « le Grand Renfermement » des catégories hétéroclites vouées à l’Hôpital général : les fous mais aussi les libertins, les fils prodigues ou les filles perdues, et dans la continuité de son analyse du cas Pierre Rivière, le parricide, il entreprend de donner voix à ceux qui en sont privés, en ouvrant les archives, et dans le cas des prisonniers, en se faisant l’écho d’un discours dévalorisé et presque inaudible, le prenant au sérieux au point d’en faire un savoir collectif. Les expériences des détenus, rassemblées, forment un savoir politique qu’il revient au philosophe de faire entendre. On se souvient qu’il fait dans ce livre de la prison le modèle d’une société disciplinaire, et le paradigme d’un « système punitif » ou « carcéral » qui surgit au XVIIIème siècle pour se substituer à une conception d’Ancien Régime ou la peine est conçue en termes de supplice. On n’a pas oublié la terrible description du supplice de Damiens, le régicide qui a tenté d’assassiner Louis XV et qui ouvre le volume. Cette conception de la peine va se modifier, à un rituel spectaculaire et violent se substituera un rituel aussi discret que continu qui trouve son modèle dans le Panopticon, la forme architecturale imaginée par Jeremy Bentham, et dont l’objectif est de permettre à un individu, logé dans une tour centrale, d’observer tous les prisonniers, enfermés dans des cellules individuelles autour de la tour, sans que ceux-ci puissent savoir s’ils sont observés. Ce dispositif devait ainsi créer un « sentiment d’omniscience invisible » chez les détenus et favoriser leur amendement. On sait aujourd’hui que ces prisons modernes et inhumaines distillent ce qu’un détenu de la toute neuve prison de Lyon-Corbas a appelé « une violence propre », faite d’isolement psychique et d’anesthésie sociale qui ne laisse rien augurer de bon pour la réinsertion. En parcourant les articles qui en témoignent, on tombe souvent sur la référence à Surveiller et punir.

Lors de la sortie du livre, le débat avec les historiens fut nourri, des historiens qui n’ont pas toujours compris la démarche généalogique et ont pu parler d’une « histoire à la cosaque », trois siècles traversés à bride abattue. Pour le retrouver, on peut se reporter au dossier documentaire publié à partir des archives de l’IMEC.

Le livre est resté un ouvrage de référence. Dans les années 1976-79, il était même cité dans les bibliographies officielles de préparation aux concours de l’Administration pénitentiaire. Dans les écoles d’éducateurs et dans certains stages pour devenir sous-directeur de prison, on faisait des exposés sur Bentham et sur le panoptique à partir notamment de Surveiller et punir.

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24h Prison: A-t-on cessé de penser la prison après Michel Foucault ?

A l’occasion de la journée spéciale France Culture “24h en prison : Surveiller, punir et après ?.
Radio broadcast

15.02.2013

Avec :

Mathieu POTTE-BONNEVILLE

Christophe PROCHASSON

Geneviève FRAISSE

Mathieu POTTE-BONNEVILLE : « Surveiller et punir aura bientôt quarante ans. Ce livre est devenu un classique et c’est souvent une bonne excuse pour ne pas le lire. Il y a des travaux très importants aujourd’hui sur la prison, dans plusieurs disciplines (Gilles Chantraine, Loïc Wacquant). La réflexion a été alimentée par la recherche, la création de l’OIP. Sa charge critique reste singulière parce le geste théorique de Foucault reste très particulier dans la pensée : s’interroger sur la prison en découplant cette question soit de problèmes plus généraux (la justice, le sens général de la pénalité), soit d’ambition réformatrice plus immédiate. Il détachait la prison pour la penser en tant que telle, dans son histoire : comment s’est-elle mise en place, comment fonctionne-t-elle dans la société, comment elle jette une lumière sur la société. On s’installe de la question : on va penser en prison, agencement incroyablement stable et cette sorte d’immobilité qu’il faut penser. Pour Foucault, une réforme de la prison est possible à partir du moment où l’on installe cette question dans le débat intellectuel dans une atmosphère de critique permanente.

[…] Surveiller et punir n’est pas un livre d’histoire mais un étrange livre de combat. Il sort du groupe « Information Prison » et publie un livre qui offre un morceau de réflexion historique décroché de l’actualité immédiate. Il introduit un interstice entre les questions politiques et ce matériau discursif du passé que Foucault fait remonter pour montrer voilà ce qu’il en était et demandons-nous ce qui est en train de changer et ce que nous pouvons changer. Cet effet de coupure est consubstantiel au projet philosophique. Qu’est-ce qui s’est passé en 40 ans ? Le livre est intéressant à proportion de son décalage même qui nous ramène à notre présent.

[…] A propos d’histoire, il dit que l’ambition de reformer la prison est aussi ancienne que la prison elle-même. Sous ce couple immobile de la réforme et de la prison il y a des mutations qui pourraient aboutir à la disparition de la prison. Ce diagnostic est intéressant : la population  carcérale croît et les formes alternatives à l’incarcération se multiplient mais cela n’a pas aboutit à une disparition de la prison. Au contraire, elle est devenue le dépotoir de la crise de tous les autres milieux d’enfermement, à commencer par la psychiatrie. Il faut alors repenser une réforme qui n’accompagne pas ce devenir inexorable de la prison mais prenne en compte l’inflation carcérale. »

Christophe PROCHASSON : « Non, on n’a pas fini de penser la prison après Foucault. C’est certes une œuvre considérable, mais c’est aussi une œuvre qui a continué à vivre a travers d’autres auteurs. Faut-il s’interroger sur les façons dont on a pensé aujourd’hui la prison ? Gregory Salle par exemple, s’interroge : qu’est-ce que c’est que cette zone de non droit dans un Etat de droit ? Il y a ceux qui disent que la prison est d’abord un progrès, d’autres disent que la prison n’a pas les moyens de répondre à ses objectifs d’où ces volontés de réforme de la prison, ceux qui pensent qu’il y a une impossibilité d’accorder le droit avec l’univers carcéral et enfin certains affirment que la prison est irréformable, et enfin, ceux qui pensent que la prison est le lieu de la vérité de la société. Ces quatre façons d’entrer dans la prison ont été le moteur de beaucoup de recherches.

[…] Il y a toujours eu une ambigüité entre Foucault et les historiens car l’ordre de réalité qu’ils analysent est un peu différent. Chez Foucault, la prison sert à penser la société.

Si on restitue l’historie de la prison, on trouve trois fonctions distinctes : une fonction punitive, une fonction de rééducation et d’isolement. Ces trois termes vont guider l’histoire des prisons. »

Geneviève FRAISSE : « On se pose la question “et après ?” Ce livre se termine en 1840, il ouvre au penser carcéral.

[…] Il s’est passé quelque chose : le changement du fait, i.e. de quel type de crime il s’agit ? Il faut prendre la question de l’événementialisation à bras le corps. La population carcérale change et la question du sexe comme fait est tout d’un coup extrêmement présente. »

Sons diffusés :

- Michel Foucault dans Radioscopie de Jacques Chancel le 10/03/1975.

- Michèle Perrot dans Agora (France Inter) le 27/06/1980.

- Serge Gainsbourg – « La chanson du forçat ».

 

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French Television Coverage of Michel Foucault in 1984 (pt 1) on the Daily Motion site

French Television Coverage of Michel Foucault in 1984 (pt 2) on the Daily Motion site

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Philippe Theophanidis on his blog Aphelis links to a complete recording on youtube (as yet unsubtitled) of the Foucault-Chomsky debate and provides detailed background on the history of the recording and the various versions and publications of the transcript.

The Chomsky-Foucault Debate On Human Nature, New York: The New Press, 2006, pp. 57-58. Content of the transcript differs from the actual recording.

The video displayed [...] is a complete 1 hour 11 minutes video recording of the original television program titled “Menselijke Natuur En Ideale Maatschappij” (“Human Nature and Ideal Society”). It took place in November 1971 at the Eindhoven University of Technology, in Nederland, as part of the “International Philosophers Project”. It was recorded and broadcast by the Dutch National Television. The video includes opening credits, an introduction by Prof. L. W. Nauta, the entrance of Noam Chomsky and Michel Foucault, the debate itself moderated by Dutch philosopher Fons Elders, a period of discussion with the audience and end credits. It was uploaded by user withDefiance on Feb. 25, 2013. [UPDATE–May 3, 2013] A “Proper Subtitles” version with English subtitles for the Dutch and French parts was completed on May 3, 2013. The video was also edited to adjust its actual running time (i.e. to get rid of the 14 minutes of black at the end of it). The video embedded above was updated accordingly.

It’s important to stress out that this is a complete recording of the television program and not of the debate itself. On the television program, the debate was interrupted by Prof. L. W. Nauta for commentary and parts were edited out. Therefor, there are large sections of the available transcript (which was published by Fons Elders in 1974) that are not included in the complete video recording of the television program.

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