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Archive for the ‘Debates’ Category

A Foucault News exclusive.

Colin Gordon, A Note On “Becker On Ewald On Foucault On Becker” : American Neoliberalism And Michel Foucault’s 1979 Birth Of Biopolitics Lectures A conversation with Gary Becker, François Ewald, and Bernard Harcourt [1]

This is a response to a discussion linked to earlier on this blog: American Neoliberalism and Michel Foucault’s 1979 ‘Birth of Biopolitics’ Lectures (2012)

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Opening paragraph

In 1991, I published a short account of Foucault’s 1978-9 lectures on governmentality, liberalism and neoliberalism, as part of my introduction to The Foucault Effect. This had been preceded by an earlier, briefer summary contained in an essay on Weber and Foucault, published in 1987. Since the publication of the lectures themselves in 2004 (in the original French) and 2007-8 (in excellent English translations),[2]  interest in their content has, very justifiably, continued to grow, while the need for those interested to rely on my highly condensed accounts and discussions has, for the most welcome of reasons, diminished. Access to the full texts of Foucault’s lectures allows everyone to form their own unmediated assessment of their merits and relevance – and also, if they so wish, to test the accuracy of early, interim bulletins of what they contain. I have done some retrospective checks myself, noting a number of important elements in the lectures, several of which are of continuing and growing interest in the light of subsequent developments, which my overview failed to adequately address.[3] But of course these lectures, including notably those on neoliberalism, are, just as much now as then, so prodigiously dense and rich in original insight that each re-reading of them leads one to notice, seemingly for the first time, further arresting and highly relevant insights.[4]


[1] Social Science Research Network. University of Chicago Institute for Law & Economics Olin Research Paper No. 614U of Chicago,Public Law Working Paper No. 401.  http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=2142163

[2]             Michel Foucault, Security, Territory, Population: Lectures at the Collège de France 1977—1978.  Edited by Michel Senellart, translated by Graham Burchell. Palgrave Macmillan, 2008; Michel Foucault,The Birth of Biopolitics: Lectures at the Collège de France, 1978-1979: Lectures at the College De France, 1978-1979.  Edited by Michel Senellart, translated by Graham Burchell. Palgrave Macmillan, 2009.

[3] Colin Gordon, “Governmentality and the genealogy of politics”, Birkbeck College, 2011.  http://backdoorbroadcasting.net/2011/06/colin-gordon-governmentality-and-the-genealogy-of-politics/

[4]             Two points which struck me anew while preparing these notes: that Foucault cites liberalism as historically crucial to the legitimation of new sovereign legitimacy not only in West Germany after 1945, but also in the American colonies after 1776; and that migration is discussed not only as a life-experience of several among the founders of neoliberalism, but also as itself a theme of neoliberal economic thinking.

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Débat autour de Foucault (animé Par Olivier Guerrier)
et Rencontre Avec Frédéric Gros autour de son Livre Le Principe Sécurité

17 h,Jeudi 24 janvier 2013,
Librairie Ombres Blanches Toulouse
rue Gambetta
31000 Toulouse

17 h débat animé par Olivier Guerrier autour de Michel Foucault, Le statut de la vérité.

18 h : Rencontre avec Frédéric Gros autour de son livre Le principe sécurité (Gallimard). Rencontre organisée en lien avec Agrobiosciences.

Frédéric Gros est maître de conférence en philosophie à l’université Paris-XII. Il a travaillé sur l’histoire de la psychiatrie (Foucault et la folie, PUF, 1997), la philosophie de la peine (Et ce sera justice, Odile Jacob, 2001) et la pensée occidentale de la guerre (États de violence, Gallimard, 2006). Il a édité les derniers cours de Michel Foucault au Collège de France et est également l’auteur de Foucault-Wittgenstein : de possibles rencontres (Éditions Kime, 2011) et Foucault : le courage de la vérité (PUF, 2012).

« Sécurité publique », « sécurité alimentaire », « sécurité énergétique », « sécurité des frontières » : la sécurité constitue aujourd’hui dans tous les États un Principe régulateur, c’est-à-dire, confusément et tout à la fois, un sentiment, un programme politique, des forces matérielles, une source de légitimité, un bien marchand, un service public.

Ce Principe est le fruit de 4 acceptions historiques : la sécurité comme état mental, disposition des grandes sagesses stoïciennes, épicuriennes et sceptiques à atteindre la fermeté d’âme face aux vicissitudes du monde ; la sécurité comme situation objective, ordre matériel caractérisé par une absence de danger (c’est l’héritage du millénarisme chrétien) ; la sécurité comme garantie par l’État des droits fondamentaux de la conservation des biens et des personnes, voire comme bien public (surveillance, équilibre des forces, raison d’État et état d’exception) ; la sécurité comme contrôle des flux à notre époque contemporaine, avec ses concepts nouveaux : la « traçabilité », la « précaution », la « régulation ». Loin d’être des acceptions successives, ces dimensions sont des « foyers de sens », toujours à l’œuvre conjointe – la tranquillité du Sage ne dépend plus de techniques spirituelles mais d’un bon gouvernement et d’un État fort ; les ressorts millénaristes ont été recyclés par les révolutions totalitaires du 20e siècle ; la tension s’est installée entre la sécurité policière et la sécurité juridique, entre la sécurité militaire et la sécurité policière qui prétend, à son tour, combattre « l’ennemi intérieur » ; la biosécurité et ses logiques de sollicitations permanentes – être toujours et partout accessible, réactif – sont à l’opposé de l’idéal antique de la stabilité intérieure ; tandis que la sécurité du marché impose un démantèlement de l’État-providence, des politiques de santé publique et des logiques de solidarité : la sécurité-régulation se substitue à la sécurité-protection. Pour finir, le Principe Sécurité se définit toujours par une retenue au bord du désastre.

Source Fabula

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Diogo Sardinha, Le livre imaginaire, ou comment oublier une leçon de Foucault.
7 décembre 2012, site Ici et Ailleurs

Une réponse de Diogo Sardinha à la critique de son livre Ordre et temps dans la philosophie de Foucault par Alain Brossat. Cf l’article : ” lectures de Foucault “.

Dans la critique, aussi généreuse par sa longueur que déconcertante par son contenu, qu’Alain Brossat fait de mon livre Ordre et temps dans la philosophie de Foucault, il m’impute des idées qui me sont pour le moins étrangères, pour ne pas dire qu’elles correspondent parfois, et même souvent, à l’exact opposé non seulement de ce que je pense, mais encore de ce que j’ai écrit. Réfléchissant au contenu de son texte, et passée une certaine stupeur initiale, je me rends compte qu’il contient des contresens qui prennent une telle l’ampleur, qu’ils donnent vite l’impression que ce n’est pas de mon ouvrage qu’il est question, mais d’un autre. Au début, je me suis demandé si Alain Brossat avait vraiment lu ce que j’ai écrit, ou bien s’il s’était contenté d’y chercher ce qu’il avait trouvé déjà, avant même d’ouvrir le volume. J’ai ensuite cru comprendre qu’il me juge d’après des intentions qu’il m’attribue, au lieu de me juger par mes analyses, ce qui, à la fin, m’a poussé à me poser une question : pour quelle raison n’a-t-il pas « pu » me lire, mais a plutôt été victime d’une sorte d’obstacle qui s’est interposé entre son regard et mon ouvrage ? Ce sont ces aspects que je m’efforcerai d’éclaircir dans les lignes qui suivent.

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La gouvernementalité socialiste

Quatrième soirée-débat :
avec Pierre Dardot et Christian Laval
Saint-Simon et Marx : gouvernement des hommes et administration des choses
mardi 20 mars 2012, à 19h
au Lieu-Dit (6 rue Sorbier, Paris, M° Ménilmontant)
France

Présentation du séminaire :
Dans une formule provocatrice, Michel Foucault estimait « qu’il n’y a pas de gouvernementalité socialiste autonome » ; il en concluait que cette gouvernementalité, « il faut l’inventer ». Y a-t-il un art socialiste de gouverner? Comment penser ensemble l’émancipation socialiste et les impératifs de l’organisation? Le socialisme ne signifie-t-il pas, par essence, l’extinction de la politique et des rapports de pouvoir? Ou, à l’inverse, la tradition socialiste, de la Commune de Paris à Porto Alegre, de Flora Tristan à Evo Morales, n’est-elle pas riche de réflexions et pratiques autour de nouvelles manières de conduire les hommes – jusque dans ses échecs les plus notables?

Réinterroger la réalité et la possibilité d’une politique du socialisme qui ne soient ni celle de la bureaucratie d’État ni celle d’un libéralisme tempéré, telle est l’ambition de ce séminaire qui se tiendra au Lieu-Dit, de janvier à juin 2012. Avec des historiens, sociologues, militants, philosophes ou économistes, le public est invité à échanger librement sur les questions suivantes : une gouvernementalité socialiste est-elle possible? Et si oui, à quoi pourrait-elle bien ressembler?

Au-delà de la campagne électorale qui battra son plein, dans un contexte de crise globale historique et de renouvellement des formes de mobilisation sociale, ces soirées-débats seront l’occasion d’aller plus loin que la critique du néolibéralisme, en (re)découvrant collectivement les réalités et les virtualités du socialisme et de sa politique.
Calendrier 2012 :

31 janvier : Laurent Jeanpierre & Luc Boltanski
14 février : Samuel Hayat & Michèle Riot-Sarcey
6 mars : Yves Cohen & Paolo Napoli
20 mars : Pierre Dardot & Christian Laval
3 avril : Yves Citton & Frédéric Lordon
15 mai : table-ronde militante sur les modes passés et présents d’organisation et d’action collective.

Textes et enregistrements prochainement disponibles sur le site du Lieu-Dit et sur savoirscommuns.org

Contacts : Isabelle Bruno (izabruno@gmail.com) et Arnault Skornicki (askornicki@yahoo.fr)
Séminaire organisé avec le soutien d’Editions Amsterdam et de RdL, la Revue des Livres

Via Variazione foucaultiani

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A debate against and for Foucault.

Familiar charges of Foucault as an obscurantist, impractical intellectual are aired in the first post and the second is a defence of Foucault.

Jerome Roos Foucault and the revolutionary self-castration of the Left, Roar Magazine Blog, Dec 2011.

Far from posing a counter-hegemonic challenge to the dominant powers in the world, Foucault’s armchair philosophy simply made resistance impossible.

Simon Thorpe, In Defence of Foucault: The Incessancy of Resistance, Critical Legal Thinking Blog, 7 Feb 2012

I admire the noble activist intent of Roos’ article, and I thank him for sparking this vital debate on Left intellectual strategy and its varied implications for praxis. However, I fundamentally disagree with his interpretation of what is possible within the theory of Michel Foucault, and I will argue, in the most comradely spirit, that Foucault in fact provides priceless insights for resistance.

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