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Archive for the ‘Current events’ Category

Eric Aeschimann, Pourquoi Michel Foucault est partout, Le nouvel observateur, 21 décembre 2013.

Economie, politique, genre, histoire, spiritualité… 30 ans après la mort du philosophe, notre siècle néolibéral porte son nom. Explications

n 1979, dans le cadre de son cours hebdomadaire au Collège de France, Michel Foucault consacre trois séances à la théorie néolibérale. Il y analyse des auteurs peu connus en France: les économistes allemands de l’après-guerre, l’Autrichien Friedrich Hayek ou encore l’ultralibéral américain Gary Becker, futur prix Nobel d’économie.

Avec un sens stupéfiant de l’anticipation, il dévoile le véritable projet de ce courant de pensée: officiellement, le néolibéralisme prétend «libérer» les individus et leur permettre d’agir à leur guise; en réalité, explique le philosophe, il s’agit d’imposer une façon de vivre entièrement guidée par l’intérêt et le calcul économique. Le marché n’est pas un mécanisme naturel, mais un dispositif, une «discipline», une «technique de gouvernement», comme la prison ou l’hôpital psychiatrique. Le néolibéralisme fabrique Homo economicus de la même manière que la clinique fabrique le fou.

A l’époque, la question n’intéresse guère. Thatcher n’est pas encore au pouvoir, et personne n’imagine la déferlante néolibérale qui va s’abattre sur la planète. Foucault passe à un autre sujet, et, lorsqu’il meurt, en 1984, cet aspect de son travail tombe dans l’oubli. En 2004, le cours de 1979 devient un livre, sous le titre «Naissance de la biopolitique», ce qui ne facilite pas sa diffusion dans le milieu des économistes.

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Foucault News editorial comment: I was interested by the opening sentence of this piece in The Guardian and my thought was that Foucault actually should be brought precisely into these kind of arenas. I have observed that practitioners can really benefit from engaging with Foucault’s ideas and have their ideas about their professional practice considerably broadened. If nothing else, coming to grips with his ideas gives people’s brains a good workout in this era of obsession with brain training. Certainly more productive than endless sudoku in my view!

Stephen Hoare, City Unrulyversity: a pop-up education, theguardian.com, Tuesday 12 November 2013

Anyone expecting rows of eager postgrads critiquing philosopher Michel Foucault will think they have landed on Mars. City Unrulyversity is a new concept in higher education outreach, described as a “pop-up” and based at the Brick Lane offices of digital media company Unruly. Here, no one takes an attendance register and there are no assignments.

“It’s very informal. We pull together couches and bean bags, and you get a beer and crisps,” says Caroline Wiertz, co-founder of City Unrulyversity and reader in marketing at Cass Business School.

Launched at the start of 2013 with a mission to inform, inspire and empower the next generation of Tech City entrepreneurs, City Unrulyversity offers a programme of free, early-evening lectures.

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Communiqué de presse
Collège International de Philosophie
1, rue Descartes F – 75005 Paris

Diogo Sardinha
élu Président de l’Assemblée collégiale du Collège International de Philosophie

Le Collège International de Philosophie a élu à la fin du mois de septembre le nouveau président de son Assemblée collégiale pour un mandat de 3 ans : Diogo Sardinha, 42 ans, de nationalité portugaise, devient le premier philosophe étranger à accéder à cette charge depuis la fondation du Collège en 1983.

Reçu au Collège en 2010 pour une période de six ans, Diogo Sardinha y mène un programme sur « Violence et politique : l’émeute comme forme de mouvement sauvage ». Il part de l’actualité des émeutes urbaines depuis 2005, pour réfléchir philosophiquement aux discours et catégorisations que suscitent ces événements.

La philosophe suisse Marie-Claire Caloz-Tschopp, professeure émérite de l’Université de Genève, occupe le poste de vice-présidente. Avec une large expérience des relations internationales et une œuvre particulièrement attentive aux thèmes de l’exil et de la citoyenneté, elle renforce l’ouverture au monde qui marque cette nouvelle étape de la vie de l’institution.

Également directrice de programme depuis 2010, Marie-Claire Caloz-Tschopp travaille sur « Exil, création philosophique et politique : repenser l’exil dans la citoyenneté contemporaine ». Ses recherches se situent sur le terrain de la migration, en coopération étroite avec des professionnels de la santé, du social, du droit et du service public, mais aussi avec des migrants exilés et des exilés du monde du travail et de l’appartenance politique au sens large.

La confiance manifestée en ce « tandem » par les membres de l’Assemblée collégiale, avec 63% des voix dès le premier tour, est l’illustration la plus récente de l’ouverture grandissante du Collège à l’international, qu’on constate depuis plusieurs années par l’augmentation du nombre des directeurs et directrices de programme formés (aussi) dans d’autres pays. Actuellement, 30% des membres du Collège, soit quinze sur cinquante, dirigent des programmes hors de France, établissant ou renforçant des liens privilégiés avec leurs pays de résidence ou de vie (Allemagne , Brésil , Canada, Chine, États-Unis, Italie, Japon, Portugal, Royaume-Uni et Suisse).

À eux s’ajoutent des directeurs de programme qui, basés en France, travaillent sur d’autres parties du globe, du Maghreb et du pourtour méditerranéen à l’Amérique Latine. Le Collège tirera parti de cette richesse pour renforcer son rayonnement, montrant que la philosophie française n’est plus seulement faite à partir des structures de formation, de recherche et d’enseignement traditionnelles, mais elle comprend désormais une myriade de penseurs qui,- n’étant pas nés en France, ont adopté le français comme langue de travail. Simultanément, cette réalité s’oppose au prétendu déclin de la langue française en philosophie.

Actuellement chercheur invité à l’Université de Columbia à New York, Diogo Sardinha a été formé dans les Universités de Lisbonne et de Paris et a mené, pendant les dernières années, des travaux notamment en Allemagne et au Brésil , pays avec lesquels il entretient des liens étroits. Il succède à Mathieu Potte-Bonneville, président de 2010 à 2013. Fondé par François Châtelet, Jacques Derrida , Jean-Pierre Faye et Dominique Lecourt, le Collège a fêté son trentième anniversaire en juin dernier.

Information in English

Diogo Sardinha

Diogo Sardinha (ICLS Visiting Scholar July-December 2013) is the Chair of the Collège International de Philosophie in Paris where he also heads the research program “Violence and Politics” (2010-2016). He studied philosophy at Lisbon (B.A. 1997) and at Paris-Nanterre (M.A. 1999, Ph.D 2005) before continuing his research in São Paulo and Berlin. He is a full member of the Center for Philosophy of Science of the University of Lisbon. His main books are Order and Time in Foucault’s Philosophy (in French, 2011), and The Emancipation from Kant to Deleuze (in French, 2013). His research project at the ICLS is entitled “Anthropology After The ‘End of Man’: Kant, Foucault, and the contemporary renewal of the reflection on human being”.

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Passeport pour un autre monde…

Avec nos voyages en Afrique de l’Ouest, nous étions (trop) souvent confrontés à la négation de la liberté de circulation de nos partenaires, à la bêtise des corridors de sécurité, à la cécité des frontières. On s’était alors dit qu’on pourrait créer un pays dont nous serions tous citoyens, un pays de liberté, de fraternité, d’équité. Ce pays n’aurait pas de frontières : il serait constitué d’un ensemble de lieux écologiques et solidaires, conçus par des citoyen-ne-s pour répondre à leurs besoins, à ceux leurs proches et de leur communauté, dans le respect des personnes et de l’environnement.

Ce pays, nous l’avons appelé « Hétérotopia » en référence à une conférence de Michel Foucault qui parlait des « hétérotopies » pour désigner les utopies réalisées, ces projets concrets et ces lieux qui incarnent aujourd’hui ce qui était un rêve hier.

Hétérotopia, c’est donc un pays potentiel. Il n’existe sur aucune carte : il nous faut la construire. Ses citoyens n’ont pas de papiers, pas d’état civil : il leur faut conquérir leur identité. Il n’a pas d’expert pour le conduire, pas d’Etat pour le diriger, encore moins de monarque : il cherche sa voie, tâtonne, expérimente à travers la multiplicité des éléments qui le composent. Il est en perpétuel mouvement, en incessante (r)évolution.

A Via Brachy, on a décidé de lui créer un Passeport et de le diffuser afin de porter son message et ses valeurs, pour que chacun d’entre nous puisse s’y reconnaitre et puisse contribuer à son émergence.

Le Passeport Hétérotopia est une invitation au voyage. Il attire notre attention sur ce(ux) qui nous entoure. Il nous invite à chercher l’insolite dans notre quotidien et à entrer en contact avec les autres. C’est un passe-droit pour celles et ceux qui veulent voir dans le monde un peu plus que ce qu’il y a déjà. C’est une mémoire vive de ces lieux dans lesquels s’inventent la société de demain, un réservoir d’idées et de projets concrets. C’est aussi un prétexte pour se rencontrer, pour échanger des idées, pour apprendre à se connaître. C’est enfin un signe distinctif qui nous permet de nous retrouver et de nous fédérer.

Mais, nous direz-vous, si le monde se changeait avec des bouts de papiers, ça se saurait ! Et pourtant ! Pourtant, à Via Brachy, on est persuadé que ce Passeport fera son chemin. A condition que nous soyons nombreux à le faire vivre.

C’est donc à vous, simple citoyen-ne, que revient cette tâche. Comment procéder ? C’est très simple. Prenez votre Passeport avec vous, fourrez le dans votre sac : que vous l’ayez cherché ou non, vous rencontrerez certainement sur votre route des personnes dont les projets vous inspireront, vous vous arrêterez dans des lieux qui vous sembleront atypiques, exemplaires, prometteurs. A ce moment-là, vous sortirez votre Passeport de votre sacoche et vous demanderez à vos hôtes d’inscrire un petit mot pour vous souvenir de ce lieu et pour en parler autour de vous. Parallèlement, vous nous enverrez un petit message sur heterotopies@viabrachy.com pour nous raconter ce lieu et ces personnes. Si nous sommes d’accord pour qualifier ce lieu / ce projet d’Hétérotopie, nous l’inscrirons sur la carte que nous construisons ensemble. Et peu à peu, nous verrons se dessiner les contours de ce nouveau pays.

Hétérotopia sera-t-il le 196ème pays déclaré à l’ONU, juste après la Palestine ? Il est trop tôt pour le dire. Mais une chose est certaine : Il y a bien un autre monde, et il est dans celui-ci. A nous d’ouvrir l’œil !

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Source: Heterotopian Studies

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Poitiers : le philosophe Michel Foucault à l’honneur dans sa ville natale

Posted on the Poitou-Charentes site 30 March 2013

La bibliothèque universitaire porte désormais le nom du célèbre philosophe internationalement reconnu. L’intellectuel militant s’est élevé toute sa vie contre les différentes formes d’oppression et d’enfermement.
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Also includes an interview with Louis Girard who as a young student in 1943 knew Foucault

” Pour rêver, il ne faut pas fermer les yeux, il faut lire ”

La Nouvelle République site 2 April 2013

Au cours des journées consacrées à la pensée du philosophe Michel Foucault, son nom a été donné à la bibliothèque de la faculté de sciences humaines.

C’est un heureux hasard, convient Myriam Marcil, conservatrice en chef des bibliothèques de l’université de Poitiers. D’un côté, l’université qui réfléchissait au nom de sa nouvelle bibliothèque de sciences humaines s’arrêtait sur le nom emblématique de Michel Foucault, de l’autre, Jérôme Lecardeur, directeur du Tap, imaginait un événement autour de la pensée du philosophe mondialement reconnu et originaire de Poitiers. L’inauguration de la bibliothèque universitaire Michel-Foucault est finalement intervenue, jeudi soir, à la croisée de ces deux initiatives.

Le thème du genre retenu pour 2014
Inaugurée sans nom particulier il y a maintenant deux ans, la bibliothèque Michel-Foucault couvre l’ensemble du champ des sciences humaines. « Chaque département avait sa petite bibliothèque séparée. Nous avons fait le choix de réunir l’ensemble des disciplines, explique Yves Jean, président de l’université. Au moment où l’on n’a jamais eu autant besoin de l’intellectuel pour réfléchir sur la cité, cette bibliothèque, dans son interdisciplinarité, illustre bien tout ce que Foucault nous apporte. »

« Si on veut rêver, il ne faut pas fermer les yeux, il faut lire. » Cette citation empruntée à Foucault pour l’occasion par Frédéric Chauvaud, doyen de l’UFR sciences humaines et art, prend là tout son sens : 1.500 m2, 270 places assises de consultation, 70.000 ouvrages définissent en chiffres cet outil au service des étudiants mais aussi, ce que l’on sait moins, du public poitevin puisque – comme toutes les bibliothèques de l’université – elle est gratuite et libre d’accès.

Avant que la députée Catherine Coutelle ne dévoile officiellement la plaque en compagnie d’Yves Jean, Sara Louis et Lucie Nicolas, deux comédiennes du collectif Foucault 71 ont donné, symboliquement au milieu des livres, un aperçu de la pensée et de l’engagement du philosophe dans un dialogue constitué d’extraits de « Surveiller et punir » puis de l’émission « Radioscopie » de Jacques Chancel.

Forts de l’intérêt porté cette semaine à cette première collaboration entre Tap et université, date a déjà été prise pour l’an prochain entre les deux partenaires avec l’idée de pérenniser ce rendez-vous autour de la pensée et de sa représentation. Le thème du genre a d’ores et déjà été retenu pour 2014.

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Article in national newspaper  O GLOBO, Rio de Janeiro, Brazil

PUC-Rio debate palestras de Michel Foucault no Brasil 40 anos depois

  • Filósofo francês causou frisson em ciclo de conferências realizada em plena ditadura, na Gávea
  • Livro sobre o evento de 1973, “A verdade e as formas jurídicas” vai ser relançado em colóquio realizado hoje e amanhã na PUCImprimir

Karine Rodrigues (Email · Facebook · Twitter)

Publicado: 7/05/13 – 7h00
 
Filósofo pediu "cachê mínimo” para fazer conferências no Brasil Foto: Arquivo - 11/05/1996
Filósofo pediu “cachê mínimo” para fazer conferências no Brasil Arquivo – 11/05/1996

RIO – Se fosse verão, com o Píer de Ipanema fazendo as vezes de cenário, a sunga usada pelo filósofo Michel Foucault, em maio de 1973, poderia ter antecipado o estardalhaço causado, em 1980, pela tanga de crochê do ex-deputado Fernando Gabeira no Posto Nove. O francês, porém, chegou ao Rio no outono e escolheu as areias do Leme para mergulhar os pés. E, assim, passou desapercebido.

Já o ciclo de conferências que ele fez à época, na PUC-Rio, causou frisson e produziu um valioso debate em um período de silenciamento forçado pela ditadura militar. Quarenta anos depois, a universidade da Gávea promove um colóquio, hoje e amanhã, com entrada franca, para discutir os reflexos daqueles cinco dias de troca com um dos grandes pensadores da contemporaneidade, morto em 1984, aos 57 anos, em decorrência de complicações causadas pela AIDS.

Então chefe do Departamento de Letras e Artes da PUC-Rio, o escritor Affonso Romano de Sant’Anna fez o convite ao filósofo, que o aceitou prontamente, mas lembra que, até o último momento, não se sabia se Foucault compareceria ao evento:

— O SNI (Serviço Nacional de Informações) e o Dops (Departamento de Ordem Política e Social) faziam uma certa pressão. Havia muitos boatos de que, talvez, o SNI não o deixaria falar. Vivíamos, afinal, em um regime de repressão. E o Departamento de Letras, ainda assim, estava fazendo uma revolução, pois a vinda de Foucault fazia parte de um programa muito amplo, por meio do qual a PUC virou um lugar de debate. E Foucault veio para falar sobre a verdade, uma coisa que incomodava.

Rest of article

 

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Robert Castel, cinquante ans de pugnacité sociologique
Jean-François Laé
13 mars 2013 Site Mediapart

castel
Directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), Robert Castel, né à Brest en 1933, est mort à Paris, mardi 12 mars, des suites d’un cancer. A juste distance entre Michel Foucault et Pierre Bourdieu, dont il était l’ami, non sans bataille, son œuvre voulait être un diagnostic du temps présent.

Robert Castel, c’était d’abord une silhouette courbée sur sa cigarette, un regard caché sous ses longs sourcils, une présence discrète qui jaugeait longuement son interlocuteur. Il y avait chez lui quelque chose du vieux marin, légèrement méfiant, qui se manifestait par des silences, regard de travers, par une blague pour détendre le sérieux du milieu académique. Car ça le faisait rire, la pose des sociologues ou des historiens. Il devait alors penser à son certificat d’étude, passé à Brest, ou à sa mère lui disant : « A la maison, on manquera jamais de rien, il y aura toujours du vin. » Sous le manteau, il aimait brandir son diplôme d’ajusteur mécanicien, son orientation forcée dans une école technique, la rencontre d’un professeur de mathématique, surnommé Buchenwald, ancien rescapé du camp, qui le somma de quitter le collège pour faire de la philosophie à Rennes.

…..

La fréquentation de Michel Foucault marque alors ses analyses transversales, notamment par cette démarche généalogique que l’on peut suivre dans Le psychanalysme, l’ordre psychanalytique et le pouvoir (Maspero, 1973) ; L’ordre psychiatrique (Minuit, 1977) ; La société psychiatrique avancée : le modèle américain (avec Françoise Castel et Anne Lovell, Grasset, 1979) ; La gestion des risques (Minuit, 1981).  Le traitement et la prise en charge des malades mentaux sont violemment passés au crible de la critique. Du coup, il entretenait un rapport assez particulier avec la sociologie, réintroduisant le passé « avec ses problèmes qui ne sont jamais dépassés ».

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See also Le blog des livres

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Google reader, which is an rss reader or news aggregator, is one of the principal ways I gather news for Foucault News. A few days ago, Google announced that it was going to axe this software in July with vague excuses that it was no longer being used as much. This may be partially to do with the fact that google killed reader’s social media sharing capacities a while ago to bolster up their facebook competitor google+. This interesting article in Forbes by Alex Kantrowitz also makes the pertinent point:

The death of Google Reader reveals a problem of the modern Internet that many of us likely have in the back of our heads but are afraid to let surface: We are all participants in a user driven Internet, but we are still just the users, nothing more. No matter how much work we put in to optimize our online presences, our tools and our experiences, we are still at the mercy of big companies controlling the platforms we operate on. When they don’t like what’s happening, even if we do, they can make whatever call they want. And Wednesday night, Google made theirs.

There is an online petition to keep google reader running at change.org which I would encourage people to sign, even if ultimately this may be a futile gesture. The reality is that I am probably going to have to trawl through a number of software platforms in the hope of finding something that performs the same rss function as efficiently as google reader.

Nonetheless here is the text which I attached to my signature at change.org:

I run a very active academic news blog and need access in a fast and efficient format to keep up-to-date with multiple news sources, which include a wide variety of blogs, scholarly data bases, google alerts and other news feeds. Facebook, twitter and similar social networks, for all the carefully marketed myths that they have superseded rss readers as news platforms, are simply not up to the mark in terms of ease and efficiency of use and comprehensive coverage for high volume news consumers. I migrated to google reader after the demise of bloglines and am not looking forward to having to go through this whole process again.

Later… I have just come across (thanks Emma) a brilliant video on youtube which sums it up rather well – the latest contribution to the internet meme of resubtitling a section from the film Downfall: This one is titled ‘Hitler finds out that Google Reader is closing down’

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Alessandro Fontana en 2001
Le Monde.fr | 20.02.2013 à 16h33 Par Jean-Louis Fournel et Xavier Tabet (Professeurs au département d’études italiennes de l’Université Paris 8)

Alessandro Fontana naît le 25 mars 1939 dans une famille de la bourgeoisie cultivée de la Vénétie. Orphelin de mère à l’âge de quatre ans, il est élevé d’abord par des tantes puis par son père, proviseur de lycée à Sacile, une petite ville de la campagne vénète. Après des études de lettres et philosophie à l’Université de Padoue où il soutient un mémoire de fin d’études sur la notion de mythe, il part pour la France comme assistant de langue italienne à Montpellier, puis rejoint rapidement Paris au milieu des années 1960, là où se situe pour lui l’espace intellectuel le plus stimulant.

Il devient rapidement lecteur à la section d’italien de l’Ecole Normale supérieure de Saint-Cloud, puis maître de conférences et professeur à l’ENS de Fontenay-Saint-Cloud (suivant enfin l’Ecole à Lyon à partir de 2001). Des années 1960 jusqu’aux années 2000, il va dispenser ses cours à des générations de normaliens et d’auditeurs : cette tâche sera la sienne jusqu’à sa retraite en 2007, et il la poursuivra ensuite en tant que professeur invité à la Faculté de droit de l’Université de Trente.

FIGURE SINGULIÈRE

C’est dans ce cadre que se construisit peu à peu la figure singulière d’un philosophe adepte de Foucault et de Deleuze, passionné par la généalogie de la psychanalyse, mettant ce savoir spécifique au service d’une étude approfondie de l’histoire de la littérature et de la culture italienne, avec une prédilection pour certains des ” classiques “ dont il entreprend à chaque fois une relecture radicale et toujours ” critique “ (Laurent de Médicis, Machiavel, Guicciardini, Castiglione, Verri, Beccaria, Goldoni, Alfieri, Foscolo, Manzoni), dans des allers et retours constants entre les ” grands “ auteurs de sa culture d’origine et les débats philosophiques les plus actuels de sa culture d’adoption. A cet égard, le travail polymorphe qu’il conduisit sur l’histoire politique et littéraire de Venise, comme ” civilisation des masques “ et comme ” cité retrouvée “, est sans doute l’espace textuel de croisement symbolique des deux âmes de ses recherches et de ses goûts.

A Paris, il fréquente d’abord le séminaire de François Furet à la VIe section de l’Ecole pratique des hautes études (il est à ce titre l’un des co-auteurs de Livres et société dans la France du XVIIIe siècle, Paris, Mouton, 1965) et collabore avec les historiens liés à l’école des Annales, notamment avec Ruggero Romano qui, de la fin des années 1960 au début des années 1980, l’associe à plusieurs des entreprises collectives de la prestigieuse maison d’édition turinoise Einaudi, de la Storia d’Italia à l’Enciclopedia (les articles qu’Alessandro Fontana rédigea à cette occasion furent rassemblés en 1990 sous le titre Police de l’âme : voix pour une généalogie de la psychanalyse).

UN TOURNANT DANS SA VIE

Au début des années 1970, la rencontre avec Michel Foucault est un tournant dans sa vie. Il quitte le séminaire de Furet pour celui de Foucault et devient vite l’un des ” passeurs “ de la pensée foucaldienne en Italie : il participe à Moi, Pierre Rivière et traduit La Naissance de la clinique et L’ordre du discours pour Einaudi. Il sera aussi notamment à l’origine d’un recueil d’articles et d’interventions de Foucault paru chez Einaudi en 1977 sous le titre Microphysique du pouvoir, un petit ouvrage qui connut un succès de librairie impressionnant : vendu à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires, il devint un des livres de référence pour les acteurs des mouvements sociaux italiens de la fin des années 1970.

Après la mort du philosophe, il fut à l’origine de la publication des cours de Michel Foucault au collège de France. C’est en effet lui qui convainc, au milieu des années 1990, les légataires et la famille du philosophe, qui avait stipulé qu’elle ne voulait pas voir de textes inédits publiés posthumes, de ne pas considérer ces cours comme des inédits. A partir de 1997, il codirige, avec François Ewald, la publication de l’ensemble des cours de Michel Foucault au Collège de France, en commençant par le cours de 1976 Il faut défendre la société, jusqu’au tout récent Du gouvernement des vivants, sorti à l’automne dernier (Seuil-Gallimard, collection EHESS).

SON GRAND ŒUVRE

Parallèlement à ce travail foucaldien, Alessandro Fontana a participé activement à la création, à l’ENS de Saint-Cloud-Fontenay, du Centre de recherches sur la pensée politique italienne (CERPPI) au début des années 1990 ; un centre de recherches au sein duquel il a mené à bien et coordonné des traductions commentées (notamment Les discours sur la première décade de Tite Live de Machiavel, paru chez Gallimard en 2004) et des publications collectives (Venise 1297-1797. La république des Castors, ENS Editions, 1997 ; Venise et la révolution française. 470 dépêches des ambassadeurs vénitiens au doge 1786-1795, Bouquins Laffont, 1998 ; Histoire de la République de Venise, de Pierre Daru, Bouquins Laffont, 2004).

La mort l’a frappé brutalement à Paris, dimanche 17 février 2013, alors que touche à sa fin le travail imposant de publication des cours de Foucault, son grand œuvre, un travail qu’il a suivi pas à pas, volume après volume, relisant chaque page et chaque note, en entretenant de longues discussions avec les responsables de chacun des volumes. L’enseignement d’Alessandro Fontana a été essentiel pour des générations de jeunes normaliens, et ses initiatives ont eu une importance majeure dans le domaine des études foucaldiennes. Mais, au-delà, il laissera à ceux qui l’ont croisé un jour ou l’autre, à la vieille Bibliothèque nationale de Paris ou sur la place du Dôme de Trente, le souvenir d’un fin lettré et d’un subtil commentateur, d’un homme de conversations socratiques, toujours prêt à donner cette chose qui ne s’apprend pas, et qui est pourtant peut-être parmi les seules qui vaillent : le désir de comprendre, l’envie de savoir, de connaître, de penser, l’envie de se construire aussi.

Communication d’Alessandro Fontana sur le thème “Généalogie du discours politique”, le 12 novembre 2001 à l’ENS-LSH de Lyon.

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fontanaAlessandro Fontana 1939 -2013

Alessandro Fontana was Emeritus Professor of Italian Studies at the Ecole Normale Supérieure de Lyon and the author of numerous essays which were partially collected in Il vizio occulto (1989) and La polizia dell’anima (1990). He  collaborated with François Furet (Livre et société au XVIIIe siècle, 1970) and Michel Foucault (I, Pierre Rivière… 1973). He contributed to the Storia d’Italia Einaudi (La scena, 1972), the Einaudi Enciclopedia (La scena, 1972) and the Einaudi Letteratura Italiana (Piazza, corte, salotto e caffè, 1986). On the bicentenary of the fall of the Venetian Republic, he edited a collective work Venise 1297-1797. La république des castors (ENS Éditions, 1997), as well as the collection Venise et la Révolution Française (Éditions Laffont, 1997).  He was general editor with François Ewald of the volumes of Michel Foucault’s lectures at the Collège de France (Gallimard – Le Seuil). He also participated in published discussions with Foucault and conducted two interviews with him.

Source: Variazione foucaultiani

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